
Arrêter de fumer : comment retrouver la motivation pour franchir le pas

Océane Galland
Hypnose et Thérapie Brèves · Gap
Quand l'envie est là, mais pas l'élan
Vous y pensez depuis des mois, peut-être des années. Vous savez que vous voulez arrêter. Et pourtant, quelque chose résiste — une petite voix qui dit « pas maintenant », « ce n'est pas le bon moment », « j'essaierai après ».
Cette résistance n'est pas un manque de volonté. C'est souvent le signe que la motivation intellectuelle — « je sais que c'est mauvais pour moi » — n'est pas encore connectée à une motivation profonde et ressentie.
« Je voulais arrêter depuis longtemps. Mais c'est seulement quand j'ai compris ce que je voulais vraiment pour moi que quelque chose a changé. »
Ce que vivent beaucoup de fumeurs
- Une ambivalence sincère : une partie veut arrêter, une autre s'y accroche
- La cigarette associée à des moments précis : le café du matin, une pause au travail, un instant de calme
- La peur de perdre quelque chose — un rituel, un appui — sans savoir quoi mettre à la place
- Des tentatives passées qui ont laissé un goût d'échec
Ces expériences sont très courantes. Elles ne disent rien de votre capacité à changer. Elles indiquent simplement que le chemin vers l'arrêt du tabac est aussi un chemin intérieur.
L'hypnose et les thérapies brèves s'intéressent précisément à cet espace — pas pour forcer un changement, mais pour explorer ce qui, en vous, attend d'être entendu avant de pouvoir avancer.
Trouver ses ancrages : un exercice pour commencer
Avant de penser à « arrêter », il peut être utile de se poser une question différente : pourquoi est-ce que je veux arrêter, vraiment ?
Pas la réponse de surface (« c'est mauvais pour la santé »). La réponse qui touche quelque chose de concret, de vivant, de personnel.
Exercice pratique : l'ancrage de motivation (5 minutes)
- Installez-vous confortablement, assis ou allongé, dans un endroit calme.
- Fermez les yeux et prenez trois respirations lentes — inspirez 4 secondes, expirez 6 secondes.
- Posez-vous cette question intérieure : « Dans un an, si j'ai arrêté de fumer, qu'est-ce qui sera différent dans ma vie quotidienne ? »
- Laissez venir une image, une sensation, un souvenir projeté dans le futur. Ne cherchez pas — observez ce qui apparaît.
- Notez ce que vous avez ressenti — même si c'est flou, même si c'est inattendu.
Cet exercice, inspiré des approches utilisées en hypnose et en thérapies orientées solution, permet de relier la décision d'arrêter à quelque chose de sensoriel et de personnel. Certaines personnes trouvent que cette connexion crée un élan qu'elles n'avaient pas ressenti jusque-là.
Ce que cela peut faire émerger
- Une image de soi plus libre, plus légère
- Une relation — un enfant, un proche — que l'on veut préserver
- Une activité physique que l'on voudrait retrouver
- Simplement l'envie de ne plus être dépendant
Il n'y a pas de bonne réponse. Il y a la vôtre — et c'est elle qui compte.
Quand consulter ?
Si vous vous reconnaissez dans ce que vous venez de lire — cette ambivalence, ces tentatives passées, cette envie qui tourne en rond — il peut être utile d'être accompagné.
En hypnose et en thérapies brèves, le travail ne consiste pas à vous convaincre d'arrêter. Il s'agit plutôt d'explorer, avec vous, ce qui freine et ce qui peut devenir un vrai levier. Certaines personnes trouvent, au fil des séances, une clarté nouvelle sur ce qu'elles veulent — et un élan qu'elles n'arrivaient pas à générer seules.
Quelques signes que cet accompagnement pourrait vous correspondre
- Vous avez déjà essayé d'arrêter seul, sans succès durable
- Vous ressentez une forte ambivalence et vous tournez en rond
- Vous avez l'impression que la cigarette « fait quelque chose » pour vous — gestion du stress, rituel social — et vous ne savez pas comment vous en passer
- Vous cherchez une approche qui s'intéresse à vous, pas seulement à votre consommation
Je vous accueille à Tallard pour un premier échange, sans engagement. Chaque parcours est différent, et mon rôle est de vous accompagner au rythme qui est le vôtre — pas de vous prescrire un chemin tout tracé.
Il est toujours recommandé de consulter également votre médecin traitant, qui peut vous proposer un suivi complémentaire adapté à votre situation de santé.


